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Un client m’a vraiment gaté en me remettant son PC portable; Un Clevo W370ET des plus poussiéreux et crasseux que la Terre ait porté. Le préjudice est clair pour lequel mon obligé me contacte; L’arrêt brutal, en plein travail, du PC. Vous comprendrez avec moi en voyant les photos suivantes que la surchauffe du processeur en est le motif.
Cela m’a donné l’idée d’écrire cet article, dédié aux techniques de démontage et de nettoyage physique d’un PC portable au travers d’un exemple concret, et à quelques conseils avisés de désassemblage, dépoussiérage et dissipation thermique du même appareil. L’attention du lecteur impatient étant tendu vers les images, je place rapidement ci-dessous une illustration éloquente:
Procédé général
Aucun salut à tenter de nettoyer les assemblages croupissant dans leur gangue poudreuse sans un démontage complet; Je devrais désosser minutieusement l’appareil pour traiter ce parement éphémère de résidus, épaulé de mon tissus microfibre, d’un pinceau synthétique spécial décapage et graissage, d’alcool ménager (les parties vernissées craindraient l’isopropyle).
Retrait et nettoyage Processeur & Ventirad
En n’évoquant même pas l’accumulation de poussière goudronneuse, un fait invisible à l’oeil du profane s’impose à mon oeil préconditionné: La pâte thermique est sèche comme je n’ai jamais vu le cas; Si bien qu’à l’occasion de démonter le ventirad, le processeur est resté agglutiné sur le-dit tout métal, alors qu’il était verrouillé par un loquet dans son socket. La substance racornie d’aspect huileux fait l’effet d’un mastic pour vitre, plus ductile quand même.
Pour retirer le CPU littéralement collé à son refroidisseur jaloux, j’insère une lame très fine et fraichement aiguisée dans l’entre-deux, imprégnée d’alcool isopropyllique, et je coupe et delaye dans le même temps la pâte antique. L’alcool est débité depuis un biais des plus précis; Un flacon e-liquid recyclé.
Je lustre les planéités autant du CPU que du ventirad avec une gratte de guitare fine, souple et influencée par la rigidité métallique. Elle donne retraite pour donner brillance aux aplats, oeuvre que la brosse à dent et l’aspersion de jets d’alcool isopropylique satisfait.
Retrait et nettoyage Processeur & Ventirad
Ce clavier aurait servit à tamiser des alluvions aurifères qu’il n’aurait pas été plus ensablé, lui est son berceau d’ailleurs, pour lequel un phénomène qu’on jurerais un clin d’oeil à Interstellar, provoque la disposition de la poussière selon des motifs réguliers. Remarquez aussi l’oubliette moyennageuse délabrée sur le flanc gauche.
Je balaie le principal au pinceau synthétique spécial graissage. Il constitue un compromis idéal entre dureté des poils, longueur suffisante des crins pour atteindre le fond des interstices bordants les touches, et insensibilité aux produits lavants en bénéfice de son origine artificielle.
Je retourne de temps à autre le clavier pour tapoter le replat garni des touches et par là même forcer les résidus intervallaires profonds à quitter le cliquodrome.
Le tissus micro-fibre réçeptionne tous les plats informatiques et donne sa touche de chef lustreur, aussi bien au fourneau du ventirad que des autres pièces.
Retrait et nettoyage Carte mère
La protection que constitue la plasturgie du dessus du PC n’a visiblement pas profitée à la carte mère, un peu plus et de l’herbe y poussait. Le pinceau, nourri d’huile de coude, et des jets de bombe à air iront à bout de cette quasi momification.
La carte mère est mise à nu, le crin dur est fortement mis à contribution jusqu’à obtenir des surfaces ternies certes mais dégagées du gros de la pulvérulence.
L’étroit et quasi-transparent film crasseux est attaqué à l’acool ménager qui s’entiche du monopolistique pinceau, puis, l’outil du peintre trop grossier cède la place au contremaître microfibre qui, selon la concentration de composants CMS de la portion visée, tapote la plaque ou l’a caresse.
Les fines parties de la lie intimement logée aux commissures des micro-composants sont ventilées des plus fermement avec la bombe à air, le même sort frappe les béances des prises USB, DVI et consorts des fiches de communication externes.
Précautions de dévissage dessous chassis
Certains vis enfichés dans la coque de dessous le PC contraignent le clavier, mais d’autres maintiennent les charnières en place, tous les vis participant à cette dernière fonction n’y sont pas et sont révélés lorsque la carte mère est en vue (comme au-dessus).
En temps normal le dévissage de ladite plasturgie s’effectue l’écran rabattu duquel la carène arrière est à plat sur l’établi, et le dessous du PC en vue de dessus. La tendance naturelle inclinerait à retirer tous les tenants du séant y compris ceux des articulations..
Voilà un instinct malheureux car lorsqu’il s’agira de dégager le clavier libéré de ses entraves en posant le PC sur ses pieds et en relevant nécessairement l’écran, les quelques boulons liant encore les charnières imprimeront à leur pas de vis un tirage démultiplié et exclusif susceptible de les déchausser. Je conseil donc de placer le PC sur son flanc gauche ou droit, écran pivoté perpendiculairement au chassis pour une meilleure stabilité, avant la dépose pérenne de ces vis vicelards.
Astuces de devissage
Mouvement infini
Le tournevis à la main, vous imprimez un mouvement anti-horaire à la tête d’un boulon, le temps se fait long et vous pensez à cette éminente découverte de la vis d’archimède, et au sentiment pregnant d’être l’expérimentateur ignorant de l’illustre trouvaille.
Le plus souvent, ce phénomène est causé par un pas de vis balant dans son berceau, en effet ce petit cylindre métallique spiralé à l’intérieur est enchassé au fond d’un cylindre plus gros en plastique, lequel fait corps avec la plasturgie du sens opposée à celle que l’on souhaite détacher. Il s’en suit que notre duo délié tournoie gaiement et indéfiniment, usant l’huile de coude si précieuse.
La solution est l’emploi d’une sonde de type dentaire https://www.ifixit.com/fr-fr/products/probe-and-pick-set ou bien d’une fine lame spécial démontage https://www.ifixit.com/fr-fr/products/isesamo-opening-tool. Placer l’outil sous l’épaulement de la tête du vis prisonnier, faire levier puissamment en accoudant l’ustensil sur la bordure du trou de passage, et forcer le dévissage.
Si le boulon se cache au fond d’un puit il y a deux usages:
- Soit imprimer un écart énérgique à l’aide du Isesamo dans l’entre deux des plasturgies, l’épaulement de tête de vis appuiera alors vivement sur les bords du trou de passage, et le cylindre de pas de vis trouvera dans son logement un appui moins faussé en s’y érigeant à peine, consentant le dévissage.
- Soit repousser encore plus puissament les deux coques jusqu’à extraire le pas de vis branlant, sans écorner les flancs de la carapace synthétique.
Jusqu'où dévisser ?
Rien de plus simple, la paume doit porter sur le haut du tournevis. L’épaulement serpentiforme du filetage, à sa basse extrémité, déroulée par l’animation anti-horaire, échappera et rippera dans la spirale du pas de vis tributaire. Un fin Clic, un Toc, un Poc (votre onomatopé est le mien) sera le menu signal de la libération.
La pâte thermique
La pate thermique choisie n’est pas de basse qualité loin s’en faut, sans faire de publicité force et de constater l’efficacité de la Thermal Grizzly Kryonaut https://www.maconfigpc.fr/guide-des-composants/pate-thermique/.
Une baume à 700€ le Kg quand même, mais il s’en faut loin de flanquer une couche épaisse de cet or liquide sur le replat du CPU ! La bouche du tube bien centrée au milieu de la plaque dissipatrice du processeur, j’imprime au pouce une légère pression pour ne faire sortir que 2mm de hauteur du gel précieux.
Là aussi l’instinct trompeur pousse à étaler le conducteur liquide, alors que le vissage des 4 côtés du ventirad force un couvrage parfait et sans micro bulles.
Parlons-en du serrage: Deux tours de tournevis sur un vis quelconque puis la même action sur son confrère diamétralement opposé, pareil sur le deuxième binome, et reboucler ce mouvement machinal jusqu’à butée quitte à se répéter.
Déconnection des prises et rubans
Les slots retenant les rubans sont fragiles et se déclinent en plusieurs sortes, de la fiche verrouillée par une barrette rotative au coin rétractable par translation. leur manipulation se fait du bout des doigts, du tactile le plus retenu.
Les prises males, citées ainsi pour leur nature à sertir des fils où sinuent les besogneux électrons, sont quelquefois intimement acouplées à leurs femelles. En place de coeurs brisés à leur séparation, il risquerait du tirage de ces messieurs de dégradantes blessures. J’ai deux manières si les amants s’entichent de trop:
- Avec une fine spatule j’appuie successivement sur les épaulements gauche et droite de la prise male vers le chemin l’éloignant de son fourreau.
- Je loge la pointe d’un outil type dentaire dans la fente la plus centrale dessinée par le moulage des sertissements, et je pousse avec ménagement, sans percer, la prise intéressée.
Points de repère du désassemblage / réassemblage
J’exerce la plus simple des méthodes;
Je laisse le vis délié à l’horizontal, tout à proximité et pointant vers son passage, je procède ainsi sur une série de vis en jaugeant l’étendu visuelle de ce travail pour que la zone libérée ne dépasse pas un point où discriminer la caractéristique des différents tenants serait aléatoire. De là j’immortalise au smartphone le tableau inachevé, décoré à ses bords des boulons les plus opposés.
Photos nettoyage
Frotter, nettoyer, re-frotter à l’huile de coude puis re-nettoyer là où la poussière dégagée à un endroit s’est recollée sur une zone contigüe sous l’effet de la promiscuité et de ce qui semble être une habitude vivace, sortir alternativement pinceau, alcool ménager, tissus microfibre, bombe, comme un homme orchestre tel qu’on en voyait dans les cirques d’antan, voilà mon pointilleux et lent labeur duquel les photos dessous sont issues.